Au XIIe siècle, au temple Kōzan-ji de Kyōto,

un moine se divertissait en peignant des lapins, des singes et des grenouilles batifolant.

L’artiste, probablement le peintre Toba Sōjō, était un dessinateur hors-pair.

Et comme la peinture est un long déroulé de gestes et d’intentions,

En 2018, le peintre Pierre Gaste releva le gant dans son atelier angevin.

Le jeu a donc perduré car il s’agit bien de jouer, lutter et s’envoyer en l’air comme tous les humains.

"Autour d'Hokusai"

     ......Un peu d'histoire de l'Art Japonais....

Chōjū-giga (lit. « Caricatures d’animaux »), est un emaki japonais du XIIe siècle appartenant au temple Kōzan-ji de Kyōto..

Les rouleaux s’ouvrent sur des lapins et des singes anthropomorphiques prenant un bain et se préparant pour une cérémonie, tandis qu’un singe poursuit les autres animaux avec un roseau et frappe une grenouille durant la cérémonie mouvementée. Plus loin, les animaux jouent ou font de la lutte, tandis que d’autres prennent part à des funérailles. La dernière scène montre une grenouille caricaturant Bouddha.

Le Chōjū-giga a longtemps été attribué au moine peintre Toba Sōjō, mais sans preuve suffisante bien qu'il ait réalisé une peinture similaire. Il semble bien plutôt que l’emaki soit l’œuvre de plusieurs artistes, notamment les deux derniers qui sont ultérieurs. De la même manière, aucune réelle explication n’a pu être fournie quant au but des peintures, qui ont aussi bien pu avoir été un divertissement pour les moines du Kōzan-ji qu’une commande de l’empereur Go-Shirakawa ou un amusement pour de riches marchands citadins.