Istvan Peto

Ce n’est pas rien de lancer des mots, vol plané au-dessus de la chose peinte.Dans un beau texte de huit pages «Voir sans être vu», écrit par Gilles Aillaud à propos de Vermeer, un peintre s’exprime sur les tableaux d’un peintre «frais comme s’ils avaient été bâclés, bien que mûrement réfléchis…»

Nous retiendrons, entre autres, cette idée; nous la retiendrons pour la peinture d’István Peto: nous y tenons.

Il y a trois siècles et quarante ans, Vermeer nous a quittés; on ne peut plus peindre comme Vermeer. Pardon! Nul n’a peint comme Vermeer en son temps. Un peintre ne peint jamais comme un autre. Gilles Aillaud a dessiné, écrit et peint comme lui-même.

István Peto, autre peintre, à Saint-Denis, peint comme il le doit, près de la grande basilique funéraire, tombeaux vastes et blancs d’un mausolée monumental dans le remue-ménage de la banlieue. Il peint, non comme on devrait peindre — selon le goût des uns et des autres — mais comme il le doit — non seulement à lui-même — à lachose-peindrequi le reprend chaque matin et le quitte, tard dans la nuit,l’acte de peindredepuis quarante ans «des tableaux frais comme s’ils avaient été bâclés, bien que mûrement réfléchis…»

Michèle Cointe

Film sur Istvan Peto

Le site d'Istvan Peto :http://www.peto-art.com

Les carnets d'Istvan Peto :http://carnet4.wix.com/sketchbooks